Transport routier de marchandises

Vos transporteurs appliquent l'indexation. La loi les y oblige. Reste à savoir si la clause qui la déclenche est conforme au texte.

Quand votre contrat mentionne les charges de produits énergétiques, le prix est révisé de plein droit — article L. 3222-1 du code des transports, rendu d'ordre public par l'article L. 3222-9. Ce n'est ni une faveur ni un abus : c'est le mécanisme. Ce qui manque, ce n'est pas la bonne foi du transporteur, c'est le contrôle — parce que rapprocher à la main une clause, le bon indice CNR, la bonne pondération et le taux facturé, sur douze mois et cinq transporteurs, ne se fait pas.

Le contrôle de conformité complet — douze mois, tous vos transporteurs : 4 900 € HT. Forfait, deux semaines, payable à la restitution, sans acompte.
Avant cela, et sans contrepartie : l'article de votre clause suffit pour commencer. Vous recevez sa lecture au regard du texte — y compris si elle ne montre aucun écart. Si vous voulez le montant, il faudra trois mois de factures du transporteur concerné.
Figure 1

L'indice CNR gazole professionnel, 37 derniers mois publiés

Figure 1 — L'indice CNR gazole professionnel sur 37 mois Courbe des valeurs mensuelles publiées de l'indice CNR gazole professionnel, poids total autorisé en charge supérieur ou égal à 7,5 tonnes, base 100 en décembre 2000, d'août 2023 à août 2026. La série part de 215,12 en août 2023, décroît irrégulièrement jusqu'à son point bas de 174,88 en mai 2025, se maintient ensuite autour de 185, puis monte brutalement à 248,08 en mars 2026 et culmine à 269,49 en avril 2026, redescend à 229,03 en juin, et remonte à 265,80 en août 2026. Entre le point bas et le point haut, l'écart est de 54 %. 175 200 225 250 275 2024 2025 2026 269,49 174,88 265,80
Unité — indice base 100 = décembre 2000, PTAC ≥ 7,5 t. 37 valeurs mensuelles publiées, d'août 2023 à août 2026 — aucune estimée, aucune lissée, aucune interpolée. Point bas 174,88 en mai 2025, point haut 269,49 en avril 2026, dernier relevé 265,80 en août 2026, soit +9,77 % en un mois.
Source — Comité national routier, indice gazole professionnel. Série relevée le 29 août 2026.

Un logiciel d'audit ne peut pas trouver cette erreur

Les outils de contrôle de facturation rapprochent chaque ligne de facture de votre grille tarifaire. Ils vont vite, ils traitent 100 % des lignes, et sur ce terrain ils sont meilleurs que nous. Mais leur référence de vérité, c'est votre contrat.

Or la révision du prix au titre des produits énergétiques ne sort pas seulement du contrat : elle est de plein droit, et l'article L. 3222-9 la rend d'ordre public. Si votre clause retient un indice qui ne correspond pas à votre activité, une pondération figée à la mauvaise année, ou une rédaction qui n'identifie pas les charges au sens du texte, la facture suit le contrat — et c'est le contrat qu'il faut relire. Le rapprochement automatique, lui, renvoie « conforme ». Et le mois suivant se facture de la même façon.

Ce n'est pas un défaut de ces outils. C'est leur périmètre.
Un moteur de rapprochement compare des nombres. Il ne lit pas une clause — et c'est dans la clause que se loge l'erreur.

Ce qui se joue, et ça joue dans les deux sens

C'est la première chose que nous disons, parce que c'est la première chose qu'un directeur transport vérifie.

Vous pouvez surpayer

Une pondération figée à la mauvaise année, un mois de référence décalé, un indice mensuel appliqué là où le contrat en désigne un autre : la ligne d'indexation dépasse alors ce que le contrat prévoit.

Vous pouvez aussi sous-payer

La révision est de plein droit dans les deux sens. Un transporteur peut sous-appliquer sa propre clause — et la régularisation vous sera réclamée un jour, souvent au moment de la renégociation.

Nous ne promettons aucun montant, et nous n'en publierons jamais. Aucune donnée publique n'établit ce qu'un contrôle portant sur le seul poste indexation récupère en moyenne : nous l'avons cherché, et nous ne l'avons pas trouvé. Ce que nous promettons est une méthode, un délai, et un résultat écrit — y compris quand ce résultat est « il n'y a rien ».

Ce que ça pèse, sur un cas reconstitué

Nous ne publions pas de fourchette d'économies. Nous publions un calcul, avec ses hypothèses, que vous pouvez refaire ligne à ligne.

Cas reconstitué à partir d'indices publics. Ce n'est pas un client. Aucune entreprise, aucun transporteur, aucun montant réel n'est décrit ici. Ce tableau montre une mécanique et ce qu'un écart de pondération représente — il ne dit rien de votre situation.

Les hypothèses, nommées. Une dépense transport de 5 000 000 € HT par an, répartie par douzièmes. Un contrat-cadre conclu en 2023, en longue distance ensemble articulé. Indice de référence : décembre 2023 = 202,73. La part gazole due est donc celle de 2023 — 26,5 % — et non celle de l'année en cours, 20,9 %. Période : les huit mois de 2026 publiés à ce jour.

La formule est celle du texte, et c'est celle du vérificateur de ce site :

Indexation = (dépense annuelle ÷ 12) × part gazole × ( indice du mois ÷ indice de référence − 1 )
Cas reconstitué : effet d'une pondération figée à la mauvaise année, sur huit mois de 2026
Mois 2026 Indice CNR I ÷ 202,73 − 1 Dû — part 2023, 26,5 % Appliqué — part 2026, 20,9 % Écart
Janvier187,66−0,0743−8 208−6 473−1 735
Février193,34−0,0463−5 114−4 034−1 080
Mars248,08+0,223724 70019 4805 220
Avril269,49+0,329336 36128 6777 684
Mai250,00+0,233225 74620 3055 441
Juin229,03+0,129714 32411 2973 027
Juillet242,15+0,194421 47016 9334 537
Août265,80+0,311134 35127 0927 259
Huit mois143 630113 27730 353

Montants en euros, chaque ligne arrondie à l'euro ; les totaux sont la somme des lignes affichées. La colonne s'additionne donc à la main, et chaque ligne se refait seule : (5 000 000 ÷ 12) × 0,265 × (248,08 ÷ 202,73 − 1) = 24 700 € pour mars. Le vérificateur de ce site applique la même formule et les mêmes indices.

Figure 2

L'écart mensuel, dans les deux sens — sur le cas reconstitué ci-dessus

Figure 2 — l'écart mensuel produit par une pondération figée à la mauvaise année Barres divergentes de part et d'autre d'une ligne de zéro, pour les huit mois publiés de 2026. En janvier et février les barres descendent sous zéro — le chargeur a trop payé, de 1 735 € puis 1 080 €, parce que l'indexation jouait à la baisse et qu'une pondération trop faible a réduit la baisse. De mars à août les barres montent au-dessus de zéro — le chargeur a trop peu payé, de 5 220 € en mars jusqu'à 7 684 € en avril et 7 259 € en août. La somme des huit barres vaut 30 353 euros. 0 −1 735 −1 080 +5 220 +7 684 +5 441 +3 027 +4 537 +7 259 Janv. Févr. Mars Avril Mai Juin Juil. Août
Lecture — chaque barre est l'écart d'un mois entre ce qui était dû (part 26,5 %, l'année du contrat) et ce qui a été appliqué (part 20,9 %). Sous la ligne : le chargeur a trop payé. Au-dessus : il a trop peu payé. Les deux se produisent la même année, sous la même clause — c'est ce que veut dire « de plein droit, dans les deux sens ».
Unité — euros, sur une dépense de 5 000 000 € HT par an. Les huit barres somment à 30 353 €, le total du tableau ci-dessus. Chaque barre se refait avec le vérificateur.
Cas reconstitué à partir d'indices publics — ce n'est pas un client. Indices CNR relevés le 29 août 2026.

Janvier et février sont négatifs

L'indice était alors sous sa valeur de référence : l'indexation a joué à la baisse, et le prix a diminué de plein droit. Le mécanisme fonctionne dans les deux sens, et ça se lit dans le tableau plutôt que dans une promesse.

Dans ce cas, le chargeur a sous-payé

La part appliquée est inférieure à la part due : les 30 353 € ne sont pas récupérables par le chargeur, ils sont dus au transporteur. C'est l'illustration exacte de ce que nous vendons — l'exactitude, pas la prime.

Ce que ce tableau ne dit pas. Il ne dit pas que votre situation est celle-là, ni qu'un écart existe chez vous. Il dit ce que 5,6 points de pondération — l'écart entre la valeur 2023 et la valeur 2026 — représentent sur cette assiette : 1 084 € par million de dépense et par point, sur ces huit mois.
Sources — indices mensuels du Comité national routier, relevés le 29 août 2026 · pondérations des indices synthétiques TRM, longue distance ensemble articulé, 26,5 % pour 2023 et 20,9 % pour 2026, relevées le 29 août 2026 · formule : article L. 3222-2 du code des transports, version en vigueur depuis le 01/01/2023.

La méthode, en trois temps

Sur exports de factures. Aucune connexion à vos systèmes, aucun compte à créer, aucun paramétrage.

1

Nous lisons la clause

Indice retenu, date de référence, part des charges énergétiques, périodicité. Puis la date de conclusion du contrat — parce qu'elle commande la version du texte applicable, et que cette version change la période d'indexation.

2

Nous recalculons sur les indices publiés

Douze mois, transporteur par transporteur, avec les indices réellement publiés par le Comité national routier. Formules apparentes, sources citées ligne à ligne. Vous pouvez refaire le calcul l'année suivante.

3

Nous vous rendons l'écart et la correction

Le montant facturé, le montant réellement dû, la différence dans les deux sens — et les quelques lignes à reprendre dans la clause avant votre prochain appel d'offres.

La preuve avant le paiement

Dans cet ordre, et sans contrepartie.

Collez l'article d'indexation d'un de vos contrats. Rien d'autre.

Nous vous rendons la lecture de cette clause au regard du texte : le régime applicable, l'indice nommé, l'année à laquelle la pondération est figée. Trente secondes de votre côté, aucune pièce jointe, aucune donnée commerciale à faire valider.

Si vous voulez le montant, il faudra trois mois de factures du transporteur concerné : nous rendons alors le recalcul de ces trois mois et l'écart — sans engagement, et même si nous ne trouvons rien.

Pourquoi ce format ? Parce que ni vous ni nous ne pouvons savoir à l'avance si l'écart justifie une mission. La seule façon honnête de vendre est donc de le montrer d'abord.

Ce que vous recevez — la première page du rapport, telle qu'elle sort. Elle est reproduite ici sur le cas reconstitué ci-dessus, pas sur un client.

Reconstitution. Cette page reprend la mise en forme réelle du rapport, appliquée au cas reconstitué de la section précédente. Aucun client, aucun transporteur et aucun montant réel n'y figurent.

Pourquoi maintenant — une seule raison, et elle est datée

Ce n'est pas le prix du gazole. C'est votre comptabilité.

Les actions nées d'un contrat de transport se prescrivent par un an, à compter du jour où la marchandise a été remise au destinataire — pas de la date de facture. C'est l'article L. 133-6 du code de commerce.

Et la Cour de cassation a tranché le point qui vous concerne : l'action par laquelle un chargeur réclame le remboursement d'une surfacturation de transport relève bien de cette prescription d'un an, et non de la prescription commerciale de longue durée.

Ce que ça veut dire concrètement Ce qui a été livré il y a plus de douze mois n'est plus réclamable. Chaque mois qui passe en emporte un de plus, définitivement. Ce n'est ni une menace, ni une offre limitée dans le temps : c'est un calendrier, et il ne dépend ni de vous ni de nous.
Figure 3

La fenêtre qui se referme

Figure 3 — La fenêtre encore réclamable, mois par mois Frise des vingt-quatre derniers mois de livraisons. Les douze mois les plus anciens sont grisés et barrés : ils sont prescrits et ne peuvent plus être réclamés. Les douze mois les plus récents restent réclamables. La limite entre les deux avance d'une case chaque mois, ce qui fait sortir un mois de plus du champ de la réclamation. Les vingt-quatre derniers mois de livraisons — une case = un mois prescrit — définitivement encore réclamable — 12 mois il y a 24 mois il y a 12 mois aujourd'hui la limite avance d'une case chaque mois
Unité — le mois de livraison. Lecture — le délai court « du jour où la marchandise aura été remise ou offerte au destinataire », et non de la date de facture : la frise se lit en dates de livraison, pas en dates de facture.
Sources — code de commerce, article L. 133-6, version en vigueur depuis le 22/12/2007 · Cass. com., 3 mai 2011, n° 10-11.983, publié au Bulletin. Relus à la source le 11 août 2026.

Pour qui — et pour qui ce n'est pas

C'est pour vous si

Vous êtes chargeur, entre 80 et 400 M€ de chiffre d'affaires, avec au moins 5 M€ de dépense transport annuelle et trois à huit transporteurs, en messagerie ou en lots. Vos contrats comportent une clause de révision liée aux produits énergétiques — même mal rédigée, surtout mal rédigée. Et vous pouvez sortir douze mois de factures détaillées, en Excel ou en PDF.

Ce n'est pas pour vous si

Vous roulez en flotte propre — il n'y a pas de facture de transport à contrôler. Vous n'avez aucune clause de révision écrite — il y a alors une négociation à mener, et c'est un autre travail. Ou vous avez déjà fait recalculer vos douze derniers mois par un tiers indépendant.

Et nous ne prenons pas les flux affrétés. Le mécanisme de révision de l'article L. 3222-1 vise le contrat de transport ; l'affrètement entre professionnels relève de la commission de transport, et nous n'avons pas vérifié ce régime au texte. Tant que ce n'est pas fait, nous ne le promettons pas.

Un point d'honnêteté sur le seuil Le plancher de 5 M€ de dépense n'est pas une posture commerciale. En dessous, une erreur d'indexation ordinaire risque de ne pas couvrir le coût de la mission — et il vaut mieux vous le dire maintenant que le découvrir à la restitution.

Les questions qu'on nous pose

Y compris celles qui dérangent.

Vous n'êtes pas les seuls à faire ça. J'ai trouvé d'autres outils en trente secondes.

Exact. Plusieurs outils recalculent cette ligne, et ils le font bien — plus vite que nous, et certains gratuitement à l'entrée. Ce n'est pas ce que nous vendons.

Ils rapprochent votre facture de votre tarif. Nous lisons votre clause : est-elle conforme au I de l'article L. 3222-1 ? dans la version applicable à la date où vous l'avez signée ? référence-t-elle encore un indice que le CNR a arrêté au 1er janvier 2026 ? Un moteur automatique compare des nombres ; il ne lit pas une clause.

Et si vous voulez juger sur pièces plutôt que sur promesse : collez l'article de votre clause, nous vous en rendons la lecture avant que vous engagiez quoi que ce soit. Les factures ne servent qu'à chiffrer, et elles viennent après.

Et si votre contrôle me fait payer plus ?

Ça peut arriver, oui. La révision joue de plein droit dans les deux sens : ce n'est pas nous qui l'avons écrit, c'est le code des transports. Un transporteur peut parfaitement sous-appliquer sa propre clause.

Et c'est précisément pour ça qu'on regarde. Vous préférez le découvrir maintenant, dans un rapport que vous seul détenez, ou dans dix-huit mois quand votre transporteur refera ses comptes avant de renégocier ?

Ce que vous achetez, ce n'est pas un gain : c'est de savoir où vous en êtes avant votre prochain appel d'offres.

Mon contrôleur de gestion peut le faire en interne.

Oui, et nous n'allons pas prétendre le contraire. Il lui faut : les familles d'indices CNR et laquelle votre clause désigne ; la pondération, qui se fige à l'année de la remise du prix et non à l'année en cours ; la version du texte applicable à la date de chaque contrat ; et douze mois de factures reprises ligne à ligne contre le texte de la clause. Comptez trois jours, une fois qu'il sait tout cela.

Le problème n'est pas la compétence. C'est que ce sujet n'appartient à personne chez vous — ni au transport, ni à la comptabilité, ni aux achats : il est entre les trois. Alors il devient « il faudrait qu'on regarde », et cela dure six mois. Six mois, c'est six mois de créance éteinte.

Qu'est-ce que vous faites de mes factures ?

Elles servent au recalcul, et à rien d'autre. Aucune connexion à vos systèmes, aucun compte à créer, aucun accès distant. Vous envoyez des exports ; nous rendons un dossier.

Ce site ne dépose aucun traceur, ne mesure pas votre visite et ne charge aucune ressource extérieure. Vous pouvez le vérifier : ouvrez la console de votre navigateur, l'onglet réseau, et rechargez cette page. Le détail du traitement de vos données figure sur la page Données personnelles.

Combien ça coûte ?

Le recalcul de trois mois d'un transporteur : offert, sans engagement. Le contrôle de conformité complet — douze mois, tous vos transporteurs : 4 900 € HT, payable à la restitution, sans acompte, en deux semaines.

Un contrôle de facturation transport complet, au-delà de la seule indexation, existe et se discute après — jamais avant la restitution du premier, et jamais sans un écart réel sur la table. Le détail est sur la page La méthode.